Diouloulou célèbre la paix : trois jours de culture, de sport et d’engagement scolaire

Discours d'Henry Ndecky

Du 22 au 24 mai 2026, la commune de Diouloulou a vécu au rythme d’une initiative scolaire mobilisatrice. Le Lycée de Diouloulou et les Collèges d’Enseignement Moyen (CEM) de Diouloulou, de Mahmouda et des localités environnantes ont organisé conjointement leurs journées culturelles et sportives, sous le thème : « Culture de la paix et la non-violence en milieu scolaire ».

Un parrainage porteur de sens

Ces journées ont bénéficié du parrainage de M. Henry Ndecky, coordonnateur de la COSCPAC et de la Dynamique de Paix en Casamance. Sa présence a rappelé que la paix ne se construit pas uniquement dans les instances de médiation — elle se cultive aussi dans les cours d’école et les stades de quartier.

Le coordinateur a tenu à remercier chaleureusement les principaux et les élèves de ces établissements pour cette belle initiative qui contribue concrètement à l’éducation à la paix.

La Flamme de la paix entre dans les écoles

À l’occasion de ces journées, Henry Ndecky a partagé avec les élèves et encadreurs un projet porteur : « La Flamme de la paix en milieu scolaire ». Ce projet est le prolongement direct de la Caravane de la Flamme pour le retour définitif de la paix en Casamance, portée par la COSCPAC.

Cette caravane, dont l’édition 2025 avait été lancée le 13 mai à Diakaye — à l’occasion du deuxième anniversaire du dépôt des armes à Mongone — avait sillonné le département d’Oussouye, passant par Kabrousse, Loudia Wolof et Kalobone, en rencontrant les rois traditionnels, le préfet, les jeunes, les femmes et les notables. Partout, un même message : que la flamme allumée ne s’éteigne jamais.

Henry Ndecky avait alors déclaré : « Cette caravane incarne la volonté collective de mettre fin à un conflit qui a meurtri la Casamance pendant plus de quarante ans. »

La déclinaison scolaire de ce projet vise à ancrer ce même souffle dans les établissements d’enseignement : faire des élèves des porteurs vivants de la flamme, des acteurs de paix dans leurs familles et leurs communautés.

Une ambition nationale

La COSCPAC souhaite aller plus loin. La caravane est appelée à sillonner les trois régions de la Casamance naturelle — Sédhiou, Kolda et Ziguinchor — avant de faire le tour du Sénégal, pour montrer que la paix en Casamance est une nécessité nationale. L’objectif final : présenter la flamme au chef de l’État et à son gouvernement, comme expression d’une société civile unie derrière un seul vœu.

C’est dans cet esprit que la COSCPAC souhaite faire de cette caravane un projet à l’échelle nationale — pour que la paix en Casamance devienne une préoccupation partagée par l’ensemble des Sénégalais.

L’école, premier terrain de la paix

Diouloulou et ses environs illustrent qu’une éducation à la paix n’est pas abstraite. Elle se vit dans la rencontre entre établissements voisins, dans le fair-play sportif, dans les expressions artistiques qui valorisent l’identité et la cohésion. Ces journées ont permis de tisser des liens entre élèves de plusieurs localités, dans un esprit de fraternité que la COSCPAC appelle de ses vœux à l’échelle de toute la Casamance.

La COSCPAC salue l’initiative des établissements organisateurs et encourage la multiplication de ce type d’événements, qui font de la jeunesse casamançaise non pas un public passif, mais un acteur engagé dans la construction de la paix.

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